UN AUDIT SÉVÈRE CONTRE L’ANCIENNE MUNICIPALITÉ DE GAUCHE

À la suite de son élection en juin 2015, Rémi MUZEAU, Maire de Clichy, a demandé à la Chambre Régionale des Comptes (CRC) de bien vouloir contrôler les exercices passés, pour établir un état des lieux de la gestion de la ville.

Présenté lors du Conseil Municipal jeudi 16 mars, le rapport de la CRC est désormais public.

Il ressort de cet audit une gestion à grand train et à courte vue par l’ancienne équipe municipale.

« Ce rapport conforte les analyses que j’avais déjà observées bien avant mon élection. Je retiens notamment que l’acquisition hasardeuse et sans lendemain de deux projets a coûté plus de 22 millions d’euros au contribuable. Les Clichois sont également victimes de 40% d’investissement en moins que les autres alto-sequanais de villes de même taille. J’ai immédiatement pris les mesures nécessaires dont certaines, d’ailleurs, ont été observées par la CRC. Gestion saine et investissements pour renouer avec l’avenir sont l’objet de ma mission au service des Clichois », précise Rémi Muzeau, Maire de Clichy.


UN FONCTIONNEMENT TROP COÛTEUX
En finances, des choix aux conséquences plus ou moins dramatiques ont été faits : de l’augmentation considérable des indemnités des élus (baissées par Rémi Muzeau dès son élection) jusqu’aux emprunts dits « toxiques », qui ont été assainis par l’actuelle majorité, coûtant tout de même 4 millions d’€ aux contribuables. Le poste du personnel municipal représente 1 037 euros par habitant contre 870 dans les villes de même taille. Ces dépenses qui sont incompressibles diminuent considérablement la marge de manoeuvre de la collectivité.

La précédente municipalité a privilégié la gestion sans vision au détriment de réformes nécessaires. C’est ainsi que l’on déplore aujourd’hui un énorme retard, dans tous les domaines de l’activité municipale : des écoles en mauvais état, des logements sociaux non rénovés, des voiries mal entretenues, de l’éclairage public défaillant, des services publics réduits à leur strict minimum là où les villes voisines ont développé des actions modernes et connectées, etc.

DES PROJETS MAL CONÇUS OU INACHEVÉS.

Les plus emblématiques sont :

  • L’achat d’un immeuble, 51 rue Pierre, pour 12 millions d’€, sans idée quant à sa destination,
  • L’abandon des conventions d’aménagement dans les quartiers prioritaires de l’Entrée de Ville ou Bac d’Asnières, ayant coûté chacun plus de 10 millions d’Euros aux Clichois, sans équipement public à ce jour pourtant requis,
  • L’acquisition de copropriétés avec un surcoût de plus de 600 000€ en pure perte.

UN INVESTISSEMENT PUBLIC INSUFFISANT POUR LES CLICHOIS
L’ancienne équipe municipale a fait payer chèrement aux Clichois ce mode de vie folklorique et coûteux ; cette gestion irresponsable interdisait tout avenir meilleur. En choisissant l’immédiat et la facilité, le précédent Maire, Gilles Catoire, avait oublié sa mission première : développer harmonieusement sa ville en sécurisant l’avenir de ses habitants.
La marque de ces années passées réside dans le manque d’investissements en biens et en équipements publics. Clichy a ainsi cumulé 30 ans de retard dans tous les domaines : une médiathèque qui date de 1974, une piscine de 1968, l’absence d’accueil qualitatif et d’accès au numérique dans les lieux publics, etc.
Force est de constater que les Clichois ont bénéficié de moins d’investissements pour leur bien-être, alors qu’ils ont payé plus d’impôts que leurs voisins du département.

 

LE CHANGEMENT DE CAP DE RÉMI MUZEAU

Rémi Muzeau, Maire de Clichy, se félicite d’avoir, en moins de deux ans, engagé le redressement de la situation et la correction des irrégularités. Il a inscrit Clichy dans la voie de l’investissement pour pallier les manques : création d’une médiathèque digne de ce nom et construction de deux groupes scolaires par exemple. Ses efforts ont d’ores et déjà été relevés par la Chambre.

Rémi Muzeau s’est engagé auprès de la Chambre, et surtout auprès des Clichois, en tant que Maire, à être comptable de la bonne gestion de la ville, à être responsable des recettes publiques qu’il consacrera intégralement à des dépenses saines, contrôlées et stratégiques, au bénéfice des habitants.

DEPUIS JUIN 2015, LA NOUVELLE MUNICIPALITÉ AGIT

  • Réduction des indemnités des élus,
  • Renégociation des emprunts dits « toxiques »,
  • Rationalisation et réduction des dépenses de gestion courante,
  • Normalisation de la gestion du personnel et stabilisation des recrutements,
  • Baisse de 40% des frais liés aux contentieux,
  • Recherche de solutions alternatives pour la gestion de services publics (propreté, éclairage, etc) et mise en place de délégation de service public,
  • Création d’écoles et de nouveaux équipements dédiés à la petite enfance,
  • Etc
Nota Bene : Même s’il apparaît que la dégradation des comptes de la ville est directement liée à la gestion de l’ancienne municipalité, la CRC ne prend pas partie. Son rapport a pour objet d’éclairer l’équipe municipale sur la situation et de lui fournir quelques pistes de réflexion et d’action.